À compter du 1er novembre 2026, plusieurs démarches liées au séjour des étrangers devront être effectuées exclusivement en ligne, via l’Administration numérique pour les étrangers en France (ANEF). Cette évolution concerne les renouvellements de certains titres de séjour, les changements de situation (adresse, état civil, etc), notamment d’adresse ou d’état civil, ainsi que les demandes de document de circulation pour étranger mineur (DCEM).
A exception est toutefois prévue pour le renouvellement des titres portant les mentions “salarié”, “entrepreneur / profession libérale” et “travailleur temporaire”, qui ne sont pas concernés par ce changement. Pour réaliser leur démarche, les usagers doivent se connecter sur www.anef.gouv.fr, créer un compte ou accéder à leur espace personnel, puis sélectionner la rubrique correspondant à leur demande. Ils devront ensuite joindre les justificatifs requis, valider leur dossier et suivre son avancement en ligne. Les listes des pièces à fournir sont consultables via https://urls.fr/Orld6K.
Développée par le ministère de l’Intérieur en 2014, la plateforme ANEF vise à simplifier les formalités et à limiter les déplacements en préfecture. Le dépôt des dossiers s’effectue en ligne, tandis qu’un passage sur place peut rester nécessaire pour la prise d’empreintes, si elles n’ont pas déjà été recueillies, ou pour le retrait du titre. Pour toute question ou difficulté liée à une démarche, les usagers peuvent consulter la contact section de la plateforme ANEF.
ANEF : l’État sommé de corriger les dysfonctionnements
Le 5 mai 2026, le Conseil d’État a enjoint à l’État de remédier aux dysfonctionnements de la plateforme ANEF, utilisée par les étrangers pour leurs démarches de séjour. Les bugs peuvent entraîner des ruptures de droits, notamment au séjour, au travail ou aux prestations sociales. L’administration dispose de six mois, donc jusqu’au 5 novembre prochain, pour garantir la délivrance des attestations de prolongation d’instruction et permettre aux usagers de corriger ou compléter leurs dossiers. D’autres évolutions, dont le dépôt de demandes multiples, devront intervenir sous douze mois. Un service public numérique obligatoire doit permettre à chacun d’exercer effectivement ses droits.