1 femme sur 8 en France risque de développer un cancer du sein au cours de sa vie. Il s’agit du cancer le plus fréquent et le plus meurtrier chez les femmes en France. Pourtant, détecté à un stade précoce, il est aussi celui qui se soigne le mieux : 9 femmes sur 10 sont généralement en voie de guérison. Pour encourager le dépistage et sensibiliser le plus grand nombre, le mois d’octobre est consacré dans le monde entier à la prévention et à la mobilisation autour du cancer du sein. Nous sommes allés à la première mobilisation du mois à Saint-Martin, organisée par le club de rugby des Archigirls, pour rencontrer participants, sportifs et visiteurs et comprendre pourquoi cette cause les touche personnellement.
Melanie:
“Ça me touche personnellement en tant que femme et en tant que professionnelle qui fait de la prévention sur la santé. Il faut dire à tout le monde qu’il faut se renseigner, il faut prendre soin de soi, parce que souvent, en France, on le fait trop tard. Pendant ce mois de sensibilisation, ceux qui ignorent le sujet, ils entendent forcément parler de certains mots-clés qui leur permettent de prendre soin d’eux malgré eux, donc ce gros « buzz » permet de sensibiliser plus de personnes.”
Jordan :
“C’est important de se mobiliser pour lever des fonds pour les gens qui n’ont pas forcément les moyens de se soigner. Ça me touche aussi car j’ai une femme et j’ai une petite fille, et si un jour, elles n’ont pas les moyens de se payer tous les traitements, j’aimerais qu’il y ait une association qui nous aide.”
Pasiana :
“Je suis infirmière en néonatalogie et en pédiatrie sur l’île. J’ai travaillé en oncologie il y a quelques années et je sais que ça peut toucher tout le monde. Donc à partir du moment où on est une femme, ou qu’on a des femmes dans son entourage, qu’elles soient malades ou pas, qu’elles l’aient été ou qu’elles le soient par la suite, c’est hyper important de se mobiliser.”
Scarlen :
“Je trouve que c’est très important cette mobilisation en tant que femme. C’est en en parlant que tu comprends comment mieux appréhender cette maladie et surtout c’est comme ça que tu reçois le plus de soutien. Ça ne concerne pas seulement toi, et parler de ton parcours, ça peut aider d’autres personnes.”
Interview by DR